Qui est Robert Schuman

Il est considéré comme l'un des pères fondateurs de la construction européenne avec Jean Monnet
À l'entre-deux-guerres, Robert Schuman apparaît comme un parlementaire catholique ultra conservateur, mais aussi comme fort peu républicain. Il se montre sensible à la question sociale, mais viscéralement anti-communiste
Comme le dit François Roth  qui se termine sur l'année 1939 : "A 53 ans, rien n'annonçait un grand destin.". Tout annonçait un homme prêt à avoir des complaisances pour le régime de Pétain.
Robert Schuman approuve les Accords de Munich, veut cesser le combat dès le 12 juin 1940, entre au 1er gouvernement Pétain, puis vote les pleins pouvoirs à Vichy
alors que de nombreux Messins et Mosellans sont expulsés du département de la Moselle par le Gauleiter nazi Josef Bürckel , Robert Schuman, quant à lui, fait le chemin inverse. Il rentre à Metz en zone occupée où il ne trouve rien de mieux à faire que de brûler sa correspondance. Puis... il se rend à la police pour discuter du rapatriement des réfugiés mosellans. On lui propose de collaborer avec les autorités allemandes

À partir de novembre 1942, Robert Schuman décide donc de vivre clandestinement,dans le cadre bucolique de charmantes abbayes . À aucun moment il n’envisage de s’engager dans la Résistance 

Robert Schuman, qualifié de « produit de Vichy », est poursuivi pour « indignité nationale » à la Libération, et fait jouer ses appuis dans l’Église pour y échapper . Charles de Gaulle, qui avait une piètre image de Robert Schuman mais qui, en homme d’État, avait le souci d’apaiser les tensions entre Français, céda à la supplique et intervint pour que l'affaire fût classée. Un non-lieu en sa faveur fut prononcé par la commission de la Haute Cour le 15 septembre 1945 et Robert Schuman reprit sa place dans la vie politique française comme si de rien n’était. 

Il reprit alors sa carrière politique, « n’ayant pas d’idée personnelle », il se fait remettre puis s’approprie une « Déclaration » préparée par Jean Monnet et les Américains .
Puis le  mythe Robert Schuman fut fabriqué pour s'achever en  procès en canonisation, débuté le 9 juin 1990. Le samedi 29 mai 2004 l’évêque de Metz a officiellement clôturé le « procès diocésain » du Diocèse de Metz en vue de la béatification de Robert Schuman et a transmis l’ensemble des pièces justificatives au Vatican. 

Le Vatican ne peut prononcer la béatification que si le défunt produit un « miracle » officiellement reconnu .Le cardinal français Paul Poupard, président du conseil pontifical pour la culture au Vatican, avait certes déjà fait savoir que « la création de l’Europe était un miracle » . Ce « miracle » n’a cependant pas été retenu par la Congrégation .Dans l’attente de ce miracle, et puisque le procès diocésain a été conclu favorablement, Robert Schuman est d'ores et déjà devenu « vénérable » et peut donc faire l’objet d'un culte local 


By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels

 
12:00AM BST 19 Sep 2000
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DECLASSIFIED American government documents show that the US intelligence community ran a campaign in the Fifties and Sixties to build momentum for a united Europe. It funded and directed the European federalist movement.

The documents confirm suspicions voiced at the time that America was working aggressively behind the scenes to push Britain into a European state. One memorandum, dated July 26, 1950, gives instructions for a campaign to promote a fully fledged European parliament. It is signed by Gen William J Donovan, head of the American wartime Office of Strategic Services, precursor of the CIA.

The documents were found by Joshua Paul, a researcher at Georgetown University in Washington. They include files released by the US National Archives. Washington's main tool for shaping the European agenda was the American Committee for a United Europe, created in 1948. The chairman was Donovan, ostensibly a private lawyer by then.

The vice-chairman was Allen Dulles, the CIA director in the Fifties. The board included Walter Bedell Smith, the CIA's first director, and a roster of ex-OSS figures and officials who moved in and out of the CIA. The documents show that ACUE financed the European Movement, the most important federalist organisation in the post-war years. In 1958, for example, it provided 53.5 per cent of the movement's funds.

The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account. When the head of the European Movement, Polish-born Joseph Retinger, bridled at this degree of American control and tried to raise money in Europe, he was quickly reprimanded.

The leaders of the European Movement - Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian prime minister Paul-Henri Spaak - were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE's funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government.
The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.
It recommends suppressing debate until the point at which "adoption of such proposals would become virtually inescapable".

 

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